Ctrl-N/ journal: repository of texts, research and documents on cities, mapping, networks, psychogeography and the experience of places; Written and maintained by Olivier Ruellet.

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Hybrid Territories Joan Ayrton / Grégory Chatonsky / Bas Zoontjens · March 20th, 2010

HYBRID TERRITORIES JOAN AYRTON / GRÉGORY CHATONSKY / BAS ZOONTJENS
20.03.2010 > 01.05.2010
VERNISSAGE 20.03.10 >16H

Galerie Kamchatka
23, rue charles V
75008 Paris

Hybrid Territories posterLa galerie Kamchatka est heureuse d’annoncer l’exposition HYBRID TERRITORIES qui regroupe les travaux de Joan Ayrton (artiste de la galerie) et de deux artistes invités : Grégory Chatonsky (galerie Poller, Frankfurt – New York) et Bas Zoontjens (galerie Cokkie Snoei, Rotterdam) autour d’une intention d’invention du paysage.

Tous trois créent à travers les oeuvres présentées des paysages et territoires fictifs. Le paysage s’oppose à la nature en cela qu’il est un point de vue, un point précis d’où part le regard, un simple pas de côté modifie et altère notre perception d’un espace, donnant à voir tout autre chose. A l’heure où l’homme est décidé à sauver la nature et la terre, rejetant deux degrés supplémentaires au thermomètre, nous pouvons nous interroger sur la manière choisie ou non d’agencer les territoires et paysages. Aux frontières des zones rurales et urbaines, on trouve des espaces étranges et difficiles à définir. On y ronge le sauvage pour y planter ce qui ne passe plus en ville : zones commerciales et industrielles, échangeurs routiers, parkings, etc…
Ces espaces hybrides s’étendent depuis longtemps, le paysage agencé et maîtrisé dans un but fonctionnel et utilitariste. L’anthropisation – transformation d’espaces ou de milieux naturels sous l’action de l’homme – est inhérente à notre présence, l’idée de Wilderness, un espace naturel préservé à tout prix, interdit à l’activité humaine, est une utopie réalisée – tous les pays ont créés des concepts de réserves et parcs naturels – mais incomplète puisqu’elle ne peut être que temporaire. L’idée romantique d’une nature vierge et primaire ne fait pas le poids face à l’utilisation pragmatique de ses ressources et le risque constant de destruction volontaire ou accidentelle.
Deux notions s’affrontent : contrôler et régenter tel le démiurge conscient de son pouvoir et sûr de son droit ou, être le strict gardien de ce qui peut être préserver, le conservateur des vestiges naturels encore intacts, John Muir face à la vallée de Yosemite.
Le terme hybride nous renvoit également à l’altération humaine de la nature ; hybrida, en latin, définit simplement le croisement d’un cochon et d’un sanglier. C’est à travers son étymologie grecque que l’on retrouve le sens moral du mot : L’hybris étant considérée dans la mythologie comme la faute humaine ou divine de démesure, de dépassement de la limite. Dans le code moral antique, prémice de la morale chrétienne, elle est punie par la Némesis, vengeance divine destinée à rétablir l’équilibre naturel des choses.
On retrouve cette dualité dans les oeuvres de Joan Ayrton, Grégory Chatonsky et Bas Zoontjens, elles révèlent une nature et des paysages altérés, transformés d’où poignent un malaise, un sentiment étrange de désolation. Ils nous montrent des territoires hybrides, à portée de Nemesis.

Joan Ayrton, présente des oeuvres récentes de la série «Iridescant Landscape» (acrylique sur papier, 2009-2010). Dans cette série, l’utilisation de couleurs iridescantes révèle des paysages denses et complexes où la ligne d’horizon toujours présente apparaît selon l’angle de vue. «Graphite» (graphite sur bois, 2009) évoque un paysage de nuit dont la ligne d’horizon apparaît ou non selon les reflets du graphite.

«The road» (photographie, 2009), de Grégory Chatonsky dévoile des bords de route où des arbres calcinés s’entremêlent et surgissent d’une nuit d’encre. L’enchevêtrement des branches grises et mates ne nous permet pas réellement de distinguer s’il s’agit de bois ou de matériaux manufacturés détruits. Grégory Chatonsky présente également au sous sol de la galerie, une installation vidéo «The Forest» (2009), un long traveling à travers les cimes d’une forêt numérique. Il s’agit en réalité d’images en 3D créées automatiquement à partir de données récupérées sur internet.

Bas Zoontjens qui expose pour la première fois en France, présente une série de peintures sur bois de petits et moyens formats. Ses peintures fragiles inventent un monde d’architectures utopistes, évoquant un futur possible pour l’humanité. Avec très peu de moyens, il nous plonge dans un univers irréel et atemporel mêlant formes géométriques et constructions d’espaces en ruine.

http://kamchatka-artblog.blogspot.com/


Halte aux casseurs du C!! · August 9th, 2009

Quelques photos témoins des derniers développements a la Résidence Universitaire d’Antony (92), le sort de laquelle semble hélas condamné…

Halte aux casseurs du C!!

soirée crêpes

réquisition des logements

Je ne vais pas quitter ma chambre

extérieur du pavillon C

intérieur du pavillon C

L'état investit


ART [ESPACE] PUBLIC 2009 · January 13th, 2009

art [espace] public est un cycle de rencontres-débats rassemblant chaque année à la Sorbonne plusieurs centaines de participants : artistes oeuvrant dans l’espace public, acteurs et penseurs de l’urbain, opérateurs culturels, professionnels, étudiants et chercheurs attentifs à ce que font les artistes dans (et de) l’espace public, curieux de la manière dont peuvent se nouer les liens entre création, cultures, populations et territoires. art [espace] public est proposé par le Master professionnel Projets Culturels dans l’Espace Public (université Paris 1), en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs.

Parce que les espaces publics sont de plus en plus normalisés, privatisés, surveillés, parce que les récits formatés du storytelling saturent les imaginaires de manières et de matières souvent insignifiantes, parce que la « misère symbolique » croît, il nous semble nécessaire de suivre ces tentatives d’invention d’autres récits, d’autres images, d’autres lieux de rencontre et de partage, ici et ailleurs, qui essaient d’activer ou de réactiver la dimension publique de l’espace public, son caractère poétique et/ou politique.

Première rencontre-débat le 30 janvier à 19h à la Sorbonne : “La fabrique de l’urbanité”, avec Alexandre Chemetoff, architecte et paysagiste, grand prix de l’urbanisme (2000), et François Delarozière, concepteur de machines de spectacle, notamment des Machines de l’ÃŽle à Nantes (http://www.lesmachines-nantes.fr).

Puis :

  • Les nouvelles écritures du graffiti – Vendredi 6 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu.
  • Comment produire des espaces publics ? Projets d’artistes et expériences culturelles – Vendredi 13 février 2009, 19h-21h. Lieu indiqué par mail après inscription.
  • La ville mobile à l’oeuvre – Vendredi 20 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu.
  • L’espace public, espace des possibles – Vendredi 27 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu.
  • La fabrique de l’urbanité – Vendredi 6 mars 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Descartes.
  • Le Grand Paris nous appartient, ou la culture métropolitaine partagée – Vendredi 13 mars 2009, 19h-21h. Lieu indiqué par mail après inscription.

Pour découvrir le programme détaillé (trente invités, sept rendez-vous) : http://www.art-espace-public.c.la


Gare de Lyon – La salle des fresques · June 19th, 2008

Spanning above the original row of ticket booths in the Gare de Lyon, La Grande Fresque is a remarquable ode to train travel and early tourism that doesn’t get much notice, hidden by pillars and faded away by time. The fresco was probably painted at around the same time as the newly built station (1900s); I suppose it must have been commissioned as a kind of gigantic tourist brochure of the time, an advertisement for the train company operating the station, or as a visual guide to the attractions encountered along the journey, holding promises of blue skies, idealised and picturesque towns and countryside of meridional France.

The fresco is composed of 17 postcard-like panels, each representing a region traversed by the PLM (Paris-Lyon-Méditerranée) on its way to Italy. Albeit it forms a continous strip of land, the landscape has been condensed and stitched around the cities passed-by on the journey, and distances have been shortened between each point of interest. Each town or region is represented or characterised by a recognisable building or architectural style featuring prominently in the middle of each panel – to dissipate any ambiguity, their names have even been placed in a cartouche topping the painting. The linear nature of the painting has pushed some odd shifts into the geography of the places it purports to represent, such as Montpellier featuring between Nimes and Marseille [which, funnily enough, is also a feature of the 3D environment I developed for Memory / Territory], or the same sea coast apparearing on both sides of the land.

Beyond the actual representation of the landscape, I find this fresco interesting because it also encapsulates quite rightly the collective imaginary and evocations that are often associated with these places, built through direct or indirect experience, encompassing a rich, sometimes naive assortment of elements, including Architecture, topography, local myths or other personal and imperceptible affects. Symbolically, the fresco can be read like Matthew Paris’ Itinerary Map, a roadmap depicting stage points along the journey to the Holy Land – train travel being here the vehicle of contemplative ascent; but literally, the painting also transports the passer-by as if he were sitting through the train journey, watching the landscape scrolling through the window as he walks by.


Histoire de la Gare de Lyon [french]

Crédit photos Jean-Paul Foitet. http://www.lesgares.com/


Anatomie d’une ville – une installation d’armel hostiou · April 25th, 2008

http://www.armelhostiou.com/


ART [ESPACE] PUBLIC · January 26th, 2008

Art [Espace] Public est un cycle de dix rencontres-débat proposées à Paris du 25 janvier au 28 mars 2008 par le Master Projets Culturels dans l’Espace Public de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque, sous la direction de Pascal Le Brun-Cordier.
Différentes formes de pratiques artistiques dans l’espace public sont ainsi évoquées et questionnées par des artistes, opérateurs culturels, chercheurs, critiques d’art, flâneurs, spectateurs et acteurs de l’urbain.

Radio Grenouille propose en libre-accès trois enregistrements des conférences, sur les thèmes suivants:

Infos sur le site Art [Espace] Public.

site du Master Projets Culturels dans l’Espace Public.


Mon plan du Métro de Paris (Pierre Joseph) · March 18th, 2006

Pierre Joseph, Mon Plan de metro de Paris (2000), digital print on aluminium, 135 x 170 cmFrench artist Pierre Joseph constructed ‘memory maps’ of Japan and the Paris métro without prior consultation of actual maps of the area. They are not maps to be followed literally, but, in common with the mid-thirteenth century mappamundi and contemporary Matthew Paris’ Itinerary Map showing the route to the Holy Land by depicting stage points along the journey, they are an aid to “self-distancing from the world in preparation for the contemplative ascent” 1. These itineraries engage the viewer’s subjective interpretation, and reverse modern habits of map-reading: “instead of moving from the map to an objective world, we move from the map to a deeper textuality.” 2 Indeed, reading a map can be an extraordinary vehicle for the imagination and multiple interpretations.


1 Marcia Kupfer, quoted by Tim Scott, Next on the Left, or: ‘What Good is a Map if you Know the Way?’ in Media Mutandis . London : NODE.London, 2006, p.102.
2 Michael Gaudio, quoted by Tim Scott, ibid.


Introduction to a Critique of Urban Geography (Guy Debord) · March 18th, 2006

When writing Introduction to a Critique of Urban Geography, Guy Debord was seeking a new way of life in the observation of certain processes of chance and predictability in the streets:

“The sudden change of ambiance in a street within the space of a few meters; the evident division of a city into zones of distinct psychic atmospheres; the path of least resistance which is automatically followed in aimless strolls (and which has no relation to the physical contour of the ground); the appealing or repelling character of certain places – these phenomena all seem to be neglected.” 1

Debord observed how he could extract urban areas that had been drawn through and delineated by the emotional and behavioural responses to those spaces that conformist town-planning would ignore. His psychogeographic map entitled “The Naked City(illustration) shows the fragmented experience of pedestrian wanderings, where meaning is found through walking the streets instead of motoring through them, where it is the pedestrian who creates a mental ordering of the cityscape instead of the city forcefully imposing its structure upon the individual character of these experiences.


1 Guy Debord, Introduction to a Critique of Urban Geography, in Les Lèvres Nues # 6, September 1955

Guy Debord, The Naked City (1955) Illustration of the hypothesis of drifting plates in psychogeographic